Ce sera propre propre propre

Depuis le retour du beau temps, je dois tondre le gazon et entretenir la piscine (deux heures par semaine), plus le terrain et tout le reste. C’est fou le travail qu’il y a à faire dans une maison à l’intérieur et à l’extérieur… et aussi toutes ces choses qui ont été négligées. À travers ça, j’essaie de veiller à ma santé, surveiller mes finances, avancer les procédures de divorce, m’occuper de mes enfants et m’assurer d’avoir une vie aussi à travers toutes ces obligations.

Je suis fatiguée, la tension et les responsabilités qui ne cessent depuis le début de l’année me rentrent dedans, j’essaie de gérer les mauvaises nouvelles et de demeurer optimiste, je prends les moyens pour que tout ailles pour le mieux (rester calme, surveiller le tout, louer une chambre, etc.). Les animaux aussi me causent leur part de soucis et de responsabilités, mais ils me font tellement de bien…

Bref. Je calcule que je devrais me faire opérer dans un mois, et comme je serai au repos pendant quelques semaines ensuite, je dois impérativement terminer les chambres (peinture plancher meubles et tutti quanti) d’ici là. Le reste peut attendre.

Je suis une femme assez désordonnée, quoique depuis la séparation, la maison soit plus en ordre. Par contre, depuis deux ou trois semaines, je ramasse, mais ne nettoie pas. Résultat: ma maison est sale. Devinez donc ce que je fais aujourd’hui?

Hier après-midi, c’était la fête de ma nièce et j’y suis allée avec les enfants. J’ai rejoint l’ex sur le chemin et je lui ai ramené les enfants à l’appartement à la fin de la journée. Ils déménagent bientôt, je prendrai donc les enfants cette fin de semaines là pour l’aider. J’aurai donc mes filles trois fin de semaines consécutives, ce qui me fait très plaisir.

Une nouvelle semaine

Après le coup donné mercredi dernier, j’ai pris du repos, histoire de ne pas me brûler. Je dois toujours prendre garde à mon énergie… Samedi, comme les filles étaient chez ma mère, j’ai passé la tondeuse sur mon terrain et nettoyé ma piscine. J’apprends à me débrouiller avec la tondeuse électrique et le ?%?&%&? fil… j’ai fini par le passer et le nouer autour de ma taille. Pour la piscine, ce n’est pas aussi exact que ce que je pensais, mais je me débrouille.

Les enfants sont parties hier. Je lave leur lit aujourd’hui, puis je vais aller au Rona chercher de la peinture pour ma cuisine, le plancher pour le sous-sol. J’ai planifié mon travail pour la semaine. Ce sera une semaine occupée, j’ai rdv avec le chirurgien (je devrais aussi lui parler de mon tunnel carpien mes nuits sont atroces ça fait mal ça me réveille), j’ai quelques rendez-vous et c’est la semaine des spectacles des enfants.

Merci

J’ai des hauts et des bas, mais ce sont de bien petits hauts et de bien petits bas comparés à ce que je vivais avant. Hier j’ai eu une autre leçon pour le plâtrage des murs, je ne connaissais pas la méthode pour faire les coins ni les plus grands accros. Reste à pratiquer, maintenant que je connais la théorie et que j’ai les outils (gracieusement prêtés par M., évidemment). On a aussi donné une couche d’apprêt sur les deux murs de la chambre du sous-sol.

Chaque jour, j’écris au tableau mes trois objectifs du jour. Aujourd’hui, c’était mettre la couleur dans la chambre au ss-sol (deux couches); mettre le lavage à jour (j’étais en retard dans le pliage) et l’ouverture de la piscine.

La piscine est donc partie. Évidemment, ce n’est pas moi qui l’ai fait, mais avant de partir, les employés m’ont gentiment donné un cours de piscine 101 pour m’expliquer comment ça fonctionnait, quoi faire, quand et comment le faire. Dans deux jours l’eau devrait être claire (ça commence déjà) et je vais pouvoir tester mes connaissances en passant l’aspirateur pour la première fois. Je suis déjà toute excitée! (j’ai mis scrupuleusement mes notes au propre, pour ne rien oublier).

Mes deux couches de rose sont mises sur les murs. J’ai fait le découpage, assez épais pour ne pas devoir le faire deux fois (ce sera à refaire pour les moulures du bas). Je me donnais deux heures pour la première couche, incluant le découpage. J’en ai eu pour deux heures trente, comptant que j’ai dû aller au Rona en plein milieu pour acheter une pan à peinture et que j’ai (tant qu’à prendre une pause) dégotté et mis au chemin des vieux appareils métalliques pour les faire ramasser. La deuxième couche a été faite en trente minutes.

La dernière brassée de lavage tourne. Les chats ont marché hier dans la peinture fraîche sur le rebord de la fenêtre et ont probablement remis ça dans le rose, mais comme dirait l’autre: tu les aimes, tes petits acrobates, hein? Oui, je les adore. J’ai quatre chats, ils sont terribles (surtout les deux jeunes, les siamoises sont plus tranquilles), mais je les adore. Je me le répétais en montant voir ce qui avait causé le grand fracas que j’ai entendu pendant que je peinturais: ils avaient jeté par terre les plateaux que j’avais « rangés » en haut d’une armoire. Deux ne s’en sont pas remis (je parle des plateaux, pas des chats, qui mijotent déjà leur prochain coup).

Plus qu’un lavage à plier, il est dans la sécheuse.J’ai installé la pole de douche et le rideau (entièrement transparent, afin de pouvoir surveiller si des monstres nous surveillent). J’ai recousu mon soutien-gorge. Confirmé ma présence bénévole à l’école la semaine prochaine. J’ai continué, par petits gestes, à prendre soin de moi, à désencombrer et rénover ma maison, à garder ma vie sur les rails et remercier.

Je suis très reconnaissante pour tout ce que j’ai dans ma vie.

Je vais aller plier la dernière brassée et me préparer. Je rencontre mon ex avant d’aller chercher les enfants à l’école. Parler d’argent n’est jamais agréable dans un couple, ce n’est pas facile non plus pour un ancien couple. Mais ça va bien aller.

Zen

C’est fou comme je deviens zen…

Ma puce m’annonce fièrement qu’elle a fait une carte de fête des mères sur l’ordinateur à l’école. « Je vais demander si je peux en imprimer deux, pour en offrir une à (la blonde de papa) ».

Ça ne m’a rien fait.

J’ai eu peur les premiers temps de perdre mes enfants ou du moins, de perdre de leur amour. Mais on dit bien que l’amour se multiplie et qu’on aime autant nos enfants peu importe qu’on en ait un ou plus ? Bien l’inverse est aussi vrai. Quoi qu’il arrive, je resterai toujours leur mère.

J’étais devenue tristement très aigrie. La prise de médicaments de l’humeur, anxiolythique (Xanax) pendant deux ans puis antidépresseur (Paxil) pendant un an n’a pas dû aider. J’ai commencé 2012 sans en prendre, mon mariage a éclaté et je me suis retrouvée seule alors que j’étais persuadée ne pas être autonome. J’acquiers beaucoup de confiance en moi, j’ai un meilleur rapport à la vie (une vision claire) et je sors de ma coquille (alors que je me réfugiais depuis longtemps derrière mon ordinateur un peu par peur d’affronter le monde).

Je suis heureuse. C’est un bonheur paisible. Moi qui ai toujours été anxieuse de perdre ce que j’avais, qui vivait dans la peur du manque… je trouve ma place.

J’ai ressenti très vite le besoin de rester célibataire et j’ai cherché à savoir pourquoi. En y repensant, j’ai toujours eu quelqu’un dans ma vie ou alors, j’étais malheureuse d’être seule et j’étais en recherche active. Je n’ai jamais appris à être bien, seule avec moi. Pourtant, je suis de très agréable compagnie! Durant ma vie de couple, j’ai beaucoup été seule avec les enfants parce qu’il travaillait beaucoup, étudiait, s’entraînait, etc. cet aspect-là ne me dérangeait pas du tout. Et finalement, on s’habitue très vite à dormir seule. Surprenant!

Je me réalise autrement que dans mon couple. Au début, quand les gens me disaient à quel point ils étaient estomaqués d’apprendre la nouvelle, je l’étais un peu moi aussi… Dernièrement, j’ai croisé une connaissance à qui j’ai annoncé la nouvelle. Elle a dit: Ah ben je suis très surprise… et moi, je me suis surprise à penser que je ne l’étais pas.

Le bonheur c’est…

Prendre un bain avec son chien couché au pied de la baignoire qui ronfle doucement. Savourer un bon café. Regarder les murs joliment bleus, l’espace clair, et la petite phrase sur le tableau au-dessus de la toilette: Je suis formidable. Respirer ses plantes autour du bain, sentir la brise qui vient du dehors, contempler l’espace vide, la douche en céramique bleue, les coins blancs, le plafond de plâtre vénitien dans les mêmes teintes.

 

(sérieusement, le plâtre vénitien, c’est plus simple que je pensais et dix fois plus beau que je l’espérais)

Le bonheur c’est de se sentir bien chez soi et fière de l’environnement qu’on se bâti peu à peu. C’est savoir qu’on est chanceuse d’avoir tout ça. Et remercier.

Pardonner

Ce matin, je me suis réveillée tôt, as usuaI. Trop tôt, avec un mal de tête de lendemain de veille sans la veille. Alcool ou pas, c’est la tête lourde que je reviens à la vie. J’ai eu quelques semaines depuis le début de l’année plus sereines, mais c’est comme le reste, il y a des hauts et des bas.

Besoin de désintoxiquer mon corps. Trop… de gras, de mauvais éléments. Je remets ma centrifugeuse à contribution. Depuis que j’ai appris que mon problème de santé vient de la vésicule biliaire et non du foie, j’ai négligé un peu. Pourtant, je venais d’avoir un sérieux avertissement. Je ferais bien de l’écouter.

(concernant mon rendez-vous avec le chirurgien pour savoir si on fait enlever la vésicule ou pas, le 1er rdv a été annulé par lui à la dernière minute, et pour le second je n’ai pas pu y aller à cause de ma crevaison. C’est remis à dans deux semaines… s’il arrive quelque chose encore une fois, j’en concluerai que ça ne vaut pas la peine de consulter!).

Je me suis levée aussi avec des pensées. Des larmes. Bien étendue dans mon lit entre le sommeil et l’éveil, j’avais des souvenirs des derniers moments de notre vie à deux. Pensées obsédantes. Désintoxiquer mon âme aussi. Je me suis levée et j’ai écris (en buvant un jus frais de mangues et raisins). Écrit comment je me sentais, et je trouvais ça curieux que les mauvaises émotions qui m’assaillent de temps en temps soient mises de côté à chaque rencontre avec l’ex, alors que l’on parle cordialement et qu’on se fait la bise comme de vieux amis. Je me suis rendue compte que j’avais pardonné à mon ex-mari. Pardonné parce que le contraire aurait été trop lourd à porter et que les enfants en auraient soufferts, parce que tout ce qui est arrivé est survenu parce que nous en étions là, comme couple, parce que …

Je lui ai pardonné, mais je ne me suis pas pardonné, à moi. Il est temps que je le fasse.

Passé les premiers moments de désarroi, les enfants se sont glissées dans la nouvelle vie avec aisance. Je suis impressionnée par le calme et le plaisir qu’elles ont à vivre la nouvelle routine. Une semaine avec maman, une semaine avec la nouvelle petite famille: papa, blonde, demi-frère et demi-soeur. Maintenant, elles ont deux parents complets à temps partiel au lieu de parents partiels à temps plein. J’aime mes enfants. Je les admire et je suis fière et heureuse de leur capacité d’adaptation. Elles ne voudraient pas que les choses soient autrement et elles le disent. Une amie me demandait l’autre jour à quel âge les enfants pouvaient décider elles-mêmes de la garde. Ma grande l’a regardé et lui a dit qu’elles ne voulaient pas ça autrement, avant de retourner jouer.

Dans les premiers temps, je n’étais pas d’accord. Pour tout plein de raisons. Et je voulais qu’on demande aux filles ce qu’elles préféraient. Mais je me suis rendue compte, en me mettant à leur place, que ce serait leur demander de choisir entre leur père et leur mère. Et c’est quelque chose que je ne ferai jamais. La décision de divorcer concerne les parents. Les enfants n’ont pas à être prises là-dedans.

Je suis heureuse. Je le serai plus quand j’arriverai à me pardonner… et à cesser de rabâcher les mauvais souvenirs. Je vis, je cumule des expériences positives et négatives et j’apprends à mettre mes limites. Ainsi je gagne en force. Avant, mes échecs répétés me rendaient amères, maintenant j’en tire des leçons et je progresse.

Je relisais quelques pages de mon journal ce matin. Il y a à peine un mois, alors que j’avais entrepris les rénovations de ma maison et l’installation de ma nouvelle vie, j’avais si peur… peur de perdre la maison. De ne pas y arriver. Ce ne sera pas facile, je ne me ferai pas croire le contraire, mais je sais maintenant que je vais y arriver.

J’ai trouvé une locataire pour la chambre. Ça aussi ce sera une bonne chose. M. est toujours là et j’apprends à vivre avec son amitié, une amitié neutre alors que j’ai toujours pensé que le rapport homme-femme était teinté de désir plus ou moins fort. J’apprends à doser la présence, le besoin de, l’absence, la peur du rejet. J’apprends à me faire confiance aussi. J’ai fait faire des prix pour la peinture de mon salon avec plafond cathédrale et j’ai rappelé l’excellente compagnie qui est venue changer ma toile l’année dernière pour qu’ils viennent ouvrir ma piscine. Tranquillement. Je désencombre. Je ne suis pas vite, mais je vais de l’avant. Et c’est l’important.

En finir (quand on parle de réno / déco, c’est un terme très vague)

L’avantage de peinturer seule, c’est que tu peux prendre tout ton temps. L’inconvénient, c’est que c’est long.

L’avantage de peinturer seule, c’est qu’il n’y a personne pour te dire que tu n’as pas la bonne technique. L’inconvénient, c’est qu’il n’y a personne pour te la montrer.

L’avantage de peinturer seule, c’est que tu fais à ta tête. L’inconvénient, c’est que tu apprends sur le tas que faire deux couleurs en alternance, c’est une très mauvaise idée.

Ça fait quoi, un mois que je suis en permanence dans ma maison. Un mois donc que je suis dans la salle de bain. Et j’achève.

Aujourd’hui j’ai…

Appris à changer une crevaison sous la pluie

En fait, j’ai eu une crevaison en allant à l’école. J’avais les enfants et le chien avec moi. J’ai laissé le chien dans la voiture et nous avons fini la route à pied, les filles et moi. La grande est entrée puis on s’est dirigées vers l’arrière en espérant attraper la navette pour le campus des deux plus jeunes. Nous étions trop tard. J’ai appelé M. qui est passé nous prendre, a conduit les filles à l’école, le chien chez le toiletteur et ensuite, il m’a appris à changer une roue. Dorénavant, je serai autonome.

Préparé ma pâte pour le souper

Depuis que j’ai appris à faire ma pâte, je n’en achète plus de toute faite. Au menu ce soir, pâté au poulet. Quand les filles sont arrivées dimanche, j’avais inscrit au tableau les sept repas de la semaine. Elles ont décidé quel jour on mangerait chaque plat.

Fini ma salle de bain

Dernier petit coup de peinture, nettoyage en profondeur et silicone autour de la toilette. En passant, M. a trouvé et résolu le problème de la fuite d’eau, il n’y aura plus de dégât. Donc il reste à mettre un peu de boiserie et plus tard des moulures en plâtre, changer les robinets des lavabos, enlever le calorifère (je ne m’en suis jamais servi et je trouve ça laid) ainsi que la prise pour le vieux bain tourbillon… des détails quoi ;) Ça été long, j’ai beaucoup appris… et c’est magnifique.

Une journée variée, quoi !

 

Je suis juste bien

C’est comme ça que je me sens, actuellement. Bien.

Sans avoir besoin de me garrocher partout ou de me prouver quelque chose, de cumuler les défis…

Je suis celle que je suis et je suis bien dans ma peau. Je suis heureuse d’être moi. Heureuse d’être chez moi, avec mes enfants à temps partiel, mon chien, mes chats et mon hérisson. Avec mes amis aussi. Heureuse de mettre la maison à mon goût.

Aujourd’hui, j’ai mis la première couche pour le tableau ardoise dans la salle de bain ainsi que sur le mur dans la salle à manger. Les filles pourront y dessiner, écrire ce qui manque pour la liste d’épicerie, le menu ou autre.

Je suis fatiguée aussi, mais c’est une bonne fatigue. Au programme demain, deuxième couche ardoise, repenser ma salle à manger, je dîne avec un copain, je vois les filles après l’école (on va en profiter pour faire un peu de ménage dans les garde-robe et choisir la couleur de la salle de bain) et je vais à un événement dans une librairie.

Je ne reste pas dans ma coquille. Je m’ouvre au monde.

Et là, je vais me coucher, même s’il est moins de 21 heures.

(ps j en avais marre d’attendre pour la publication de mon roman numérique, je le livre en feuilleton sur mon blog emilieclevesque.ca. Allez-y !)

Les jours se suivent…

Et ne se ressemblent pas.

Dimanche matin, levée à 5h, ménage, ordi, marche avec le chien et journée bien remplie.

Lundi, levée tôt, efficacité maximum, peinture, sortie.

Mardi, levée tôt mais… courbaturée, fatiguée, hors service. Soirée télé.

Et cette nuit, ménage crise d’insomnie de 2h à 6h30 du matin (sams me lever, pare que toujours avec l’espoir que je vais me rendormir). Mon chien m’a agréablement laissé dormir ensuite et je me suis levée à 9h. Encore fatiguée, effcacité moyenne.

Là j’ai quelques courses à faire (rachat pour la sdb et profiter d’un spécial sur un petit appareil électroménager pour ma cuisine, je l’attends depuis longtemps, ramener les films…) et gestion minimale.

Sur le minimalisme

Le site AKpsy a rédigé un bon article sur le minimalisme au quotidien. http://www.akpsy.com/40_soyons_minimalistes.htm

J’en retiens les aspects suivants (pour lire l’article en entier, voir le lien):

  • L’accumulation, comme l’excès, révèle souvent des manques, des vides qu’il faut combler coûte que coûte.
  • Le minimalisme appelle la simplicité : il s’agit de vivre mieux en vivant avec moins, en s’allégeant aussi bien du superflu matériel que des pensées négatives.
  • la tendance minimaliste vise avant tout à remettre de l’ordre.

J’ajoute que pour l’esprit, se désencombrer est aussi une bénédiction. Se concentrer sur une chose à la fois a de nombreux bienfaits…